La Yougoslavie sacrifiée
ou comment sacrifie-t-on les peuples sur l'autel de la raison d'état

CHF 29.- / Euros 19.50

ISBN 2-9700109-0-9


En français
Parution : 1995
1ère édition
Dimensions : 235/160
166 pages avec photos
Relié
Page couverture :
Sophie Jaton

Dépôt légal : 1999

 

En 45 ans de vie sur terre, je n'ai jamais vu une guerre déchaîner autant de conflits, de haine, de parti-pris et d'émotions. Depuis quatre ans, les médias nous bombardent d'informations sans pour autant nous donner la clé du problème. Mais peut-on trouver la clef sans chercher à remettre en question le fondement même de la vie et sans prendre conscience que l'être humain est plus précieux que les intérêts stratégiques, le pouvoir et la politique?

L'histoire de l'ex-Yougoslavie est l'histoire d'un couple qui n'en finit pas de divorcer et qui se déchire parce qu'il refuse de se pardonner ses erreurs mutuelles. Dans le contexte des Balkans, la séparation est vécue par trois entités: les Serbes, les Croates et les Musulmans. Pourtant le résultat est le même. Quelle différence y a-t-il entre la déchirure d'un couple et celle d'un pays? Une différence fondamentale. La déchirure d'un couple fait naître la souffrance de quelques personnes alors que la déchirure d'un pays fait exploser la guerre. Une guerre dure et difficile à comprendre parce que les enjeux sont multiples: enjeux stratégiques, politiques, économiques pour les grandes puissances, enjeux territoriaux, émotionnels et spirituels pour les trois parties en présence. Depuis trop longtemps, le monde slave, et en particulier ce pays, se nourrit d'émotions à ses dépends. Afin de trouver l'équilibre, il a besoin de se libérer de ce fonctionnement néfaste à son discernement et à son bonheur. Malheureusement, pour chacun des belligérants, il n'y a que deux solutions: soit la destruction totale, soit l'acceptation de la vie de l'autre, de sa place au sein du groupe et de sa capacité de vivre avec son voisin en faisant la paix dignement et en prenant conscience que ce voisin est issu des mêmes origines. En conséquence, si la solution d'une séparation est la meilleure, elle ne peut se faire que dans la paix et dans la reconnaissance des erreurs passées. Tant que l'ombre de ce passé influencera les actes des Croates, des Serbes et des Musulmans, les accords ne seront pas durables car, au-delà des prises de positions en apparence raisonnables, se cacheront les fantômes de la haine et de la peur.

Martine Libertino.

   
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