EXTRAITS DE TEXTES DE MARTINE LIBERTINO

Ces extraits de textes sont tirés de quelques-uns des séminaires que Martine Libertino a donnés entre 2003 et 2005.

 

Séminaire du 17 juin 2005
Titre : TOLÉRANCE OU SOUMISSION

La tolérance
“..La tolérance représente un état intérieur de liberté totale face au comportement de l’autre. Grâce à sa générosité, à son intelligence, l’homme serait capable de comprendre les motivations de son entourage, même si ces motivations vont à l’encontre de son propre idéal. Il serait donc capable de respecter ce qui est et qu’il ne peut changer..”

Comprendre
“L’état de comprendre s’applique à l’homme qui ne cherche pas à voir les autres en fonction de ses repères personnels. Il admet au contraire qu’ils puissent penser et exister d’une manière différente, voire opposée à la sienne et ne les juge pas.”

Respecter ce qui est
“..Le respect de l’autre nous demande de prendre en considération ses opinions, même si ces opinions ne correspondent pas aux nôtres et même si elles choquent notre philosophie..”
“..En subissant les personnes ou les événements, nous nous laissons glisser dans un état de souffrance, puis de frustrations génératrices de colère et d’agressivité. Confondant alors respect de ce qui est et fatalité, nous devenons les victimes consentantes d’une situation qui nous échappe..”

La soumission
“..la tolérance est le fruit de l’interaction de notre intelligence et de notre générosité alors que la soumission est la conséquence de nos frayeurs.
Dans certaines circonstances, plaçant certains intérêts immédiats au-dessus de notre idéal, nous ferons preuve d’opportunisme et croirons œuvrer pour notre bien ou notre confort, mais le temps nous rendra attentifs à l’erreur de notre jugement basé en fait sur des critères hâtifs et sans fondement.”

 

Séminaire du 18 juin 2004
Titre : ORGUEIL OU DIGNITÉ

“..La dignité se définit par l’humilité qui permet de se voir tel que l’on est, par la confiance qui permet d’agir sans crainte et par la fermeté qui permet d’attirer le respect.
Pour celui qui la pratique, la dignité fait naître assurance et paix.”
“L’orgueil se définit par la vulnérabilité qui engendre la peur, par l’agressivité précédant le conflit et par le désir de paraître entraînant égoïsme et convoitise.”
L’orgueil est l’instigateur de notre souffrance..”
“..Lorsque tu ne veux accepter la raison de l’autre, lorsque tu cherches à avoir raison, tu es infidèle à la réalité qui permet de concevoir que deux valeurs peuvent cohabiter..”
“..Ta sensibilité t’amène à craindre le pire. Es-tu un être de valeur ? Si tu n’en es pas sûr, bon nombre de personnes, d’étranges situations, te conforteront dans l’idée que tu n’es pas digne d’être aimé. Partant de cela, tu t’ouvriras à la colère et fermeras ton cœur à l’amour. Emmuré dans ta solitude, tu te pareras alors d’un semblant de dignité qui ne sera en fait qu’une manifestation de l’orgueil.”
“Aime rire et chante la vie. Ta joie te conduira toujours à te faire aimer. Mais n’exprime pas ta souffrance par l’arrogance et la morgue. Ton amour du plaisir ne peut cacher tes insuffisances ou tes besoins. Ceux qui t’aiment attendent de toi des explications. Redire plusieurs fois les choses ne te dévalorise pas mais montre, au contraire, ton sens de l’humilité..”
“..Ta peur de l’inconnu te conduit à te méfier de ce que tu ne peux comprendre ou contrôler par le raisonnement. Tes doutes te ferment aux plaisirs de la découverte. Tu refuses de te tromper et cela contrarie ta joie de nouvelles actions. En acceptant humblement d’être pris en faute ou de faire une erreur, tu ne perdras jamais ta dignité mais acquerras la certitude que l’inconnu t’offre la possibilité de prendre conscience de la valeur de tes choix..”
“..Tous les maux que tu endures sont bien souvent des signes de ce que tu dois apprendre. Tu le refuses cependant par crainte de l’inconnu. Ne pas savoir, ne pas connaître, ne rien posséder n’est pas une honte. Te montrer ainsi que tu es, ignorer ta peur du ridicule te rendra heureux et confiant. Ne confonds donc pas pureté et niaiserie. La prison de l’orgueil s’éloignant de toi, tu ressentiras alors le souffle de la liberté s’approcher. Dès cet instant, ne le laisse plus jamais s’échapper. ”

 

Séminaire du 13 décembre 2003
Titre : LES PROBLÈMES DES AUTRES ET DE CEUX QUE NOUS AIMONS

“..L’homme ne souffre des problèmes des autres que parce qu’il souffre des siens.”
“L’homme se révolte des problèmes des autres que parce qu’il n’est pas libéré de sa propre colère.”

“Lorsque l’homme ne trouve pas le temps d’aider ceux qui souffrent, il n’éprouve pas d’amour pour son prochain ou fait preuve d’indifférence. Sait-il alors qu’en oubliant le monde, il oublie sans le savoir sa propre destinée ?”

“Lorsque tu ne veux ou ne peux montrer ton cœur à celui qui souffre, lorsque tu n’exprimes pas ta compassion, même si tu veux être solidaire, l’autre ne le saura jamais..”

“..Face à la négativité de l’autre, tu déploieras des montagnes de savoir, tu chercheras à le convaincre d’aimer la vie, tu refuseras tes découragements soudains. Un jour pourtant tu devras, toi, voir la vérité en face. Peux-tu sauver ce qui ne veut pas l’être ? N’es-tu pas en train d’imposer ce qui est ta propre motivation. L’autre n’en voit pas l’utilité. Il est seul juge de sa destinée. N’oublie pas par contre que de la tienne, c’est toi qui en est responsable !..”

 

Séminaire du 23 mai 2003
Titre : QU'EST-CE QUE LA FOI ?

“..Dans notre civilisation, l’esprit de réflexion a pris le pas sur l’attitude simple de celui qui sait. Et celui qui sait, s’il possède la foi, ne cherche pas à savoir. Son assurance même le convainc du bien fondé de ce qu’il sait..”

“..L’homme étant libre de penser et d’agir est également libre d’avoir des convictions, justes ou fausses qui imprègneront son jugement. En fonction de la majorité, celui qui sera différent ne sera pas reconnu..”
“..Malgré sa différence et afin de se rassurer, il éprouve le besoin, de s’identifier à un groupe, à un mouvement, à un idéal lui prouvant qu’il ne sera pas seul ..”
“..La dualité qui en découlera l’induira en erreur sur les conséquences de cette dépendance à l’égard de ceux auxquels il s’attache.”
“..L’homme ne peut refuser sa liberté totale d’être. Sa puissance de l’exprimer est également à l’image de celle des êtres qui, animés par une foi solide en leur pouvoir, réussissent toujours ce qu’ils entreprennent.”
Ainsi, la Foi ne peut aller sans la liberté.

Regardons bien l’histoire de notre société et nous comprendrons que l’homme cherche inlassablement à retrouver sa dimension divine. Dans la création de ses religions, comme dans celle de ses philosophies, comme encore dans celle de ses régimes politiques dans lesquels il opposera à l’Amour et au pardon (Christianisme), à la Sagesse (bouddhisme), à l’Égalité du pouvoir et des biens (communisme), à l’Individualité permettant la réussite pour tous (capitalisme), les réticences et les angoisses de son subconscient.
Quoique son cœur le pousse à créer, son subconscient le conduit alors à détruire l’aspiration première de sa démarche.
La Foi nous demande donc de détruire le germe de la discorde qui, en nous, naît de notre subconscient.

“..Ne croyons pas que la dualité nous rend plus réceptifs au monde qui nous entoure. Au contraire, elle nous ferme à notre entourage et à l’intelligence vive d’un monde de connaissances dont nous n’avons pas encore une idée précise. Elle nourrit une peur ancestrale dont nous sommes la proie consentante.
Notre première liberté sera celle que nous éprouverons à l’égard de notre émotivité.
Notre première compassion sera celle que nous éprouverons envers les souffrances que nous nous infligeons.
Notre premier sentiment d’amour sera celui que nous éprouverons à l’égard de la Vie et du temps nous conduisant légèrement vers tout ce dont nous avons besoin.
Notre première sagesse sera celle que nous éprouverons envers ce que nous voyons et ce que nous croyons, que nous apprendrons à relativiser, car ces choses n’existent que parce que nous leur donnons de l’importance. Ainsi, nous les faisons vivre.
Notre premier choix d’égalité sera de prendre, sans jugement, la main de tout ceux que nous ne comprenons pas.
Notre premier choix d’individualité sera celui – sans doute ni peur du rejet – d’être soi, entièrement soi, refusant de jouer le rôle que nous nous infligeons par peur du ridicule, par peur de ne pas être aimés, par peur d’être égoïstes ou de ne pas paraître ce que nous voudrions être.
La Foi nous demande avant tout d’être nous-mêmes..”

Qu’entend-on par Dieu ?
“..De nous, Il ne souhaite rien.
•  Son amour ne dépend ni de notre comportement, ni de nos pensées, car Il existe et ne peut pas ne pas exister, quand bien même Il le voudrait. S’Il le voulait, serait-Il encore Celui que nous nommons Dieu ?
•  Son enseignement ne dicte aucune règle, car chaque être se doit de trouver ses propres règles puisées aux fondements mêmes de sa Conscience.
•  Il ne nous porte pas car, envers nous, Il n’éprouve aucune responsabilité et seule, à notre égard, la compassion L’habite.
•  N’éprouvons envers Lui aucune culpabilité. Ne portons que notre seule souffrance et cherchons sans nous lasser à nous en libérer.
•  Comprenons que la notion du temps est un concept humain, non divin. Évoluant en fonction de nos besoins et de nos désirs, aucun plan n’est conçu à l’avance et notre destin est une affaire personnelle qui ne regarde que nous.
•  Dieu n’appartient à personne mais existe pour soutenir l’Amour guidant tous les êtres de notre planète. À ce titre, toute philosophie, toute religion, faisant référence à Son enseignement ne peut qu’accepter inconditionnellement toute autre philosophie ou toute autre religion. Dans le cas contraire, les hommes parlant en Son nom n’expriment que les paroles de leur subconscient.
•  Dieu n’éprouve aucun désir et, à ce titre, aucune déception. La loi de l’évolution, telle qu’elle est comprise par l’homme, est une interprétation de son subconscient, de ses peurs et de ses colères.
Dieu ou le concept d’un Amour divin n’édicte pas de lois mais propose des vérités répondant aux besoins et au bonheur des hommes. Ces vérités ne leur sont offertes que dans le cas où ils souhaitent les connaître et les expérimenter par le biais de leur Conscience..”

Ce que Dieu est, nous pouvons l’être également.
“..En apprenant à vraiment aimer, nous découvrirons la paix et la sérénité que ceux qui ont rencontré Dieu éprouvent pendant leur parcours sur Terre.
Auprès de ceux-là, soyons en confiance car seul l’Amour les occupent.
Peu importe qui ils sont, d’où ils viennent. Envers leur couleur de peau, leur culture ou leurs diplômes, la reconnaissance de la société à leur égard, n’y mettons aucune importance. Nous les reconnaîtrons à la profondeur de leur regard, à la générosité de leur amour et à leur lumineux bonheur.
Écoutons attentivement leurs paroles. Si ces dernières répondent à l’attente de notre cœur et de notre Conscience, nous ne serons pas trompés.
Nous les reconnaîtrons à l’humilité de leur comportement et à leur joie de servir une cause qu’ils ont choisie en toute liberté..”

 

Séminaire du 13 novembre 2004
Titre : LES TABOUS DE NOTRE SOCIÉTÉ

“Définition du tabou : interdit d’ordre religieux ou rituel frappant quelque chose ou quelqu’un en raison de son caractère sacré ou impur. Interdit d’ordre social et moral. Tabou sexuel. Le tabou de l’inceste.

“Le premier interdit de l’enfant fausse déjà l’idée de sa naissance. Sans recours, il devra vivre pour respecter l’ordre que l’homme, dans sa dépendance, a créé. Son libre arbitre, soumis à l’épreuve de l’amour de son entourage, devra s’incliner devant sa responsabilité d’exister..”

“Le second interdit de l’enfant fausse l’idée de ses sentiments. Il doit absolument aimer son entourage et faire preuve de respect envers ses parents. Cette preuve de respect s’adaptera aux désirs ou aux comportements de ceux-ci..”

“..Le tabou de l’intelligence aura une influence sur l’enfant dès sa scolarité. Les critères d’intelligence, mis en place par le système éducatif – lui-même influencé par la classe politique – s’appuieront essentiellement sur certaines de ses capacités tout en négligeant ses autres talents. Ce dénigrement d’un aspect de son être nourrira ses incertitudes, sa peur d’être mis à l’écart, son sentiment d’injustice et son désintérêt pour la connaissance. Elle l’incitera au repli sur soi, au rêve ou à la violence verbale et physique.
Sur un plan social, le résultat en sera la marginalisation de l’adolescent et, plus tard de l’adulte, conduisant aux compensations multiples et à l’échec. L’homme en sera lourdement pénalisé par son incapacité à prendre conscience que la différence, le rêve, la créativité sont des valeurs indispensables à l’équilibre d’une société. Le racisme étant une des définitions du rejet et de la peur de la différence, nous pouvons constater quels en sont les dégâts pour l’humanité. Face aux conventions sociales, s’ils n’ont pas conscience de leur pouvoir d’individualité, les parents, eux-mêmes victimes de cette vision de l’intelligence, subiront pressions psychologiques, sentiments d’exclusion, d’humiliation, culpabilités multiples.”

 

Séminaire du 25 septembre 2004
Titre : LA NATURE ÉPROUVE-T-ELLE DES SENTIMENTS ?

“..Du fait de sa nature, la Terre vit en autarcie. Elle ne peut recevoir de l’extérieur ce qui lui manque et ne peut rejeter ce qui détruit son équilibre. Pour cette raison, l’évolution technologique de l’homme devrait impérativement s’accompagner d’une politique stricte de recyclage dans tous les domaines et dans toutes les chaînes de production..”

“..L’homme serait capable, respectant cette loi, de vivre aussi confortablement qu’il le souhaite. Son intelligence, apte à créer à l’infini, est programmée pour comprendre les besoins de la Terre et ceux de l’humanité. Cela lui permettrait enfin de respecter les besoins absolus de son âme tout en profitant du bien-être matériel issu de son imagination. Pour parvenir à cet équilibre, seule une remise en question des valeurs essentielles de la société nous aiderait..”

 

Séminaire du 13 mars 2003
Titre : LE MONDE DU TRAVAIL

“..Une carrière devrait être le prolongement des désirs de l’âme. En choisissant l’activité de son futur, l’enfant se permet de conduire correctement sa vie. Ainsi, guidé par la conscience de ses besoins, il mettra ses dons au service de son bonheur et de celui de sa communauté.
Dans le cas contraire, il fuira sa destinée et suivra inlassablement le chemin de ses émotions..”

“..En conclusion, l’homme est, à tous égards, maître de sa destinée. S’il était conscient de cette responsabilité – mais aussi de sa liberté totale d’action – il éprouverait plus de bonheur à agir avec la détermination, l’audace et la motivation d’une personne convaincue de ses possibilités de réussite, éprouvant l’assurance de se sentir protégée et possédant un idéal qu’aucun obstacle ne viendrait ébranler.”

 

Séminaire du 14 mars 2003
Titre : LE MONDE ACTUEL ET NOTRE SOCIÉTÉ

“Que l’homme croit que le Monde va mal et le Monde ira toujours mal !
Que l’homme croit que le Monde ira bien et tous les espoirs lui seront permis !

La guerre et l’état d’esprit qu’elle engendre
Le soldat acceptant de tuer ou le risque d’être tué se justifie par les discours de son gouvernement, mais aussi par chacun de nous qui, espérant un monde meilleur, éprouve cependant pour la guerre un sentiment “abstrait” nous empêchant de prendre conscience de la responsabilité de ces milliers d’hommes allant au combat.
Les hommes libres n’obéissant qu’à leur Conscience, un chef d’État, à ce jour, pourrait-il les condamner ?..”