PROPOSITION DE COURS D'ÉVEIL PHILOSOPHIQUE DANS LES ÉCOLES
PÉTITION

À l’attention du Département de l’Instruction Publique et de la Conférence Suisse des
Directeurs Cantonaux de l'Instruction Publique à Berne


INTRODUCTION

Depuis la nuit des temps, l’homme rêve de bonheur. Pourtant, souvent mécontent de sa vie,
passant du capitalisme au communisme, dépendant d’une religion ou s’accrochant aux principes
de sa liberté de pensée, il bouleverse les bases de sa société. Mais, de génération en génération,
sans en comprendre le sens, il continue à souffrir. Qui est donc responsable de cette souffrance
et quelles en sont les victimes ? Mais les responsables n’en seraient-ils pas également les victimes?
En analysant ces symptômes, essayons de comprendre les causes profondes de ce mal-être.
N’est-il pas la conséquence d’une méconnaissance de l’âme humaine ?
En outre, avant de disserter sur la violence de nos enfants, considérons les structures de notre
société, le monde du travail, de la politique, des arts plastiques et visuels, du sport, etc. À tous
les niveaux, nous devons admettre que nous ne leur offrons qu’un monde d’artifice et de déloyauté
perturbé par les rapports de force et l’agitation.

L’ENFANT
Bien avant l’école, dont la vocation n’est pas d’éduquer mais de nourrir les connaissances
intellectuelles et culturelles de l’enfant, les parents seront ses seuls modèles.
Les propos tenus par l’entourage familial, le comportement du père ou de la mère, d’un frère ou
d’une soeur, le marqueront profondément au point d’en devenir des références le conduisant à
adopter les mêmes attitudes ou à refouler sa véritable personnalité par crainte de leur ressembler.
Parvenu à l’âge adulte, il sera depuis longtemps programmé par des habitudes de fonctionnement et, dans sa vie affective comme dans sa carrière, il réagira instinctivement.


VOCATION DES PARENTS

Accueillir un enfant relève-t-il d’un choix égoïste et émotionnel ou, au contraire, d’un acte
généreux et responsable ? La réussite de ce choix dépendra de deux facteurs : l’un, du libre-arbitre
de l’enfant à recevoir ce que ses parents lui offrent et l’autre, de leurs capacités à éviter
égoïsme, indifférence, autoritarisme ou au contraire faiblesse, lâcheté ou culpabilité, toutes
difficultés naturelles issues de leur subconscient.
Devant l’énormité de la tâche, ne verrons-nous pas alors se dessiner un véritable sacerdoce ?
Les adultes se sentiront-ils prêts à s’engager dans cette voie ? Sans aucun doute s’ils parviennent à s’affranchir de leurs programmations personnelles et s’ils comprennent que cette tâche n’exclut ni réalisme, ni humour, ni compassion.


VOCATION DES ENSEIGNANTS
Le rôle de l’enseignant se borne-t-il à transmettre son savoir ? Dans ce cas, cela le conduira à
enseigner indifféremment d’un enfant à l’autre et réduira à néant son idéal pédagogique. Aidera-t-il
ainsi ses élèves à exploiter judicieusement leurs dons ? Cela n’est pas certain. Par contre, s'il utilise ses compétences d’éducateur, il se comportera en maître responsable et, de ce
fait, se penchant sur la spécificité de chacun, les assistant dans le déroulement de leurs études, leur fournira les outils indispensables à l’exploitation de leurs qualités.


LA POLITIQUE DE L’ÉDUCATION
Une question se pose : les besoins des enfants et des enseignants sont-ils respectés par les pouvoirs publics ? Une classe surchargée empêche le contrôle des élèves, fait obstacle au dialogue et supprime toute possibilité d’enseignement personnalisé.
Un nombre excessif d’étudiants dans une classe est une des causes de la violence. En augmentant le nombre d’enseignants et en répartissant les étudiants par classe de quinze à vingt élèves au maximum, nous parviendrons déjà à supprimer le premier élément perturbateur.
Il ne s’agit pas d’augmenter des impôts grèvant encore le revenu du contribuable mais de répartir nos richesses où cela est “véritablement” nécessaire. Cette responsabilité incombe à nos élus au plus haut niveau et à chaque gouvernement de la planète.


LES PARENTS ET LES ENSEIGNANTS
Les (r)évolutions successives de notre société visant à la liberté de chacun nous ont rendu plus
exigeants à l’égard de notre vie et de notre entourage, de même qu’elles nous ont exhortés à
considérer nos enfants comme des entités à part entière. Cependant, la rapidité de cette évolution,
essentielle à long terme, mais perturbante au premier regard, ne nous a ni préparés à comprendre la véritable notion de la liberté, ni permis de nous libérer de nos entraves émotionnelles, cela provoquant divorces et conflits, faiblesse et culpabilité envers nos enfants.
La société d’aujourd’hui ne peut se passer d’une conscience intelligente et collective du droit à
la liberté et au respect de chacun. Cependant, parents et enseignants confondus, nous n’y
accéderont que si nous acceptons de voir les dualités de notre subconscient nous dictant peurs et
justifications. Notre vie de couple, nos attitudes sociales, notre carrière sont des exemples pour
nos enfants qui, à l’âge où l’idéal prend forme ou meurt, voient des adultes apeurés, souvent
frustrés, manquant d’humour et de générosité.


LES MOYENS D’Y PARVENIR
Parents ou non, nous sommes tous investis dans la progression d’une société dont les excès nous dépassent. Si nous voulons nous donner les moyens de remédier à ce déséquilibre, nous
commencerons par comprendre l’importance du développement de l’enfant pour son futur d’adulte
et pour l’élaboration du monde à venir. Nous songerons également à son bonheur immédiat et à
notre satisfaction d’accomplir sereinement notre rôle d’adultes.
Dans le gouvernement de sa classe, une connaissance des personnalités des jeunes qui lui font
face sera un atout majeur pour l’enseignant . Afin de déjouer les conflits, d’aider les problèmes de rejet à se résorber, de soutenir un enfant timide ou anxieux, la
formation pour parents et enseignants, thérapeutes, chefs d'entreprise, cadres, intervenants humanitaires et l’ouvrage en deux tomes, intitulé Réflexions sur l’éveil philosophique de nos enfants à l’usage des parents et des enseignants, ont été conçus pour l’aider à observer les attitudes et les réactions de ses élèves et à découvrir les différents aspects de leur caractère. Ces deux outils lui permettront également une meilleure connaissance de lui-même et l’inciteront à analyser ses propres réflexes émotionnels.

Endiguer la violence de nos enfants nous demandera de les convaincre de prendre conscience de
leurs souffrances et de leurs difficultés de communication. Dans le contexte d’une classe, de
nombreuses personnalités se côtoient. La mise sur pied d’une heure de réflexion commune, en
fin de semaine, sur les comportements de chacun sera bénéfique pour l’ensemble des cours. En
outre, elle favorisera une compréhension plus approfondie des problèmes et incitera les élèves à
faire preuve de solidarité. Cette heure de réflexion sera également propice à désamorcer les
conflits, à supprimer les injustices et à prendre des décisions communes en vue d’une meilleure
cohésion.

Malgré l’abondance du travail et des heures de présence, ce moment de réflexion – pouvant
paraître une surcharge – aidera les enfants et l’enseignant à mieux se comprendre et à dédramatiser des situations quelquefois douloureuses. Ainsi, dans une ambiance plus sereine, le travail hebdomadaire n’en sera que mieux structuré et plus agréable pour tous.


PUBLICATIONS
Pour les parents et les éducateurs :
Réflexions sur l’éveil philosophique de nos enfants en 2 tomes.

Pour les enfants :
Sortie du livre Les contes imaginaires de Jonathan, contes philosophiques pour
enfants dès 6 ans.


Pour d'autres renseignements
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11, rue du Bourg-Dessus / CH-1248 HERMANCE / GENÈVE
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